Vendredi 24 mai 2019

Une bonne nouvelle amère ? (2 Samuel 18,19-19,9a)


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Joab a conscience de la situation. Il préfère qu’un serviteur de bas rang qui soit le messager des événements plutôt que le fils d’un dignitaire de la cour – de plus, on le voit par la suite, Ahimaas inspire de faux espoirs à David. La connaissance exacte des événements le dévaste. Pourtant, quelle ironie : la scène des messagers à laquelle nous venons d’assister recopie l’annonce de la mort d’Urie en 11,25. Face à la mort d’Urie et des soldats, la réponse de David était : « Ne t’en fais pas pour cette affaire. A la guerre, il y a toujours des morts. » Deux poids, deux mesures. Si nous pouvons avoir de la compréhension pour la douleur de David – c’est après tout le troisième fils qu’il perd ! –, le récit, lui, n’en manifeste pas. Et peut-être à juste titre. La paix dans le pays doit-elle passer après les désirs et les états émotionnels du roi, aussi compréhensibles soient-ils ? Ce qui est visiblement une victoire pour David, la manifestation de la fidélité de Dieu à son égard malgré le meurtre hypocrite d’Urie, se transforme en une impression de défaite, déshonorant ceux qui sont morts au combat. De manière pragmatique, Joab ramène le roi à ses devoirs, tout comme il l’avait fait par l’intermédiaire de la femme de Técoa au chapitre 14, toujours à la faveur du royaume. Cela nous pose une question en retour : qu’est-ce qu’une bonne nouvelle selon Dieu ?

Elio Jaillet

Prière: Seigneur, prends pitié de moi. Face à la douleur, sèche mes larmes. Ouvre mes yeux à ta bonne nouvelle, à la vie dans ton Fils ressuscité.  

Référence biblique : 2 Samuel 18, 19 - 19,9a

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